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12 décembre 2010

Utopia

Y'en a un qui revient en boucle sur mon mp3 en ce moment... et ça fait du bien par où ça passe !

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No One Is Innocent - Utopia

01. Black Garden
02. Invisible
03. Chile
04. Nomenklatura
05. Radio 101
06. Le Poison
07. Women
08. Amère
09. Autobahn Babies
10. 2 People
11. Ce Que Nous Savons
12. Inside
13. Pinecrest Solution
14. Neuromatrix


  • Amère

Amère, suis les beatniks ils ont donné le beat
Sans user de morale l'homme est pacifique
Mais l'ordre est strict la directive politique
Entre guerre et pouvoir il y a la mort subite

Amère, vise notre terre pays des libertés
Pour le colonialisme nos pères ont failli crever
Ex-hexagone patrie coloniale assoiffée
Les lauriers sont menaces, la couronne éphemère
Les lauriers sont menaces, la couronne éphemère

Amère, quand le gout du césium écoeure les palais du monde
Elle enterre les blouses blanches dans le secret défense
Elle fait courir les peuples sur des mines en silence
Depuis De Gaulle la France a fait parler les bombes

Qu'elle est lâche cette putain de France coloniale...

Putain putain, c'est vachement bien, on est quand même tous des européens !
Putain putain, c'est vachement bien !

Putain putain, c'est vachement bien, on est quand même tous des européens !
Putain putain, c'est vachement bien, on est quand même tous des européens !

Qu'elle est lâche cette putain de France coloniale !
Qu'elle est lâche cette putain de France coloniale !

(reverc illiaf a erèp nom dnauQ)

 

  • Ce que nous savons

Voici le rêve des Très Saintes Soeurs Marie du Carnage
Comme leurs crânes ouverts sur l'hiver de la Nation terminale
Ce que tous les hommes savent c'est que l'eau fait céder le barrage
Que les livres brûlent comme les derricks et le désert dans l'orage
Et c'est ce que nous savons

"La technologie est de l'ordre du Mal, c'est à dire de la Connaissance Appliquée, de la transgression de l'odre social et de ses tabous moraux. Les technologies vont substituer aux anciennes relations sociales un autre type de relations tendant inexorablement vers la collision fractale bio/machine"

Nous sommes vivants vous êtes morts, voici la frontière
Le monde existe mais Dieu a tort, son ange est Lucifer
Les loups entre eux ne sont pas loups
Mais le dieu dollar a les dents longues
Et c'est ce que nous savons
Et c'est ce que nous savons
A la dernière seconde

"Il n'existe aucune limite, sacrée ou non, à l'action de l'homme dans l'univers. Depuis les origines nous avons le choix: être aveuglés par la verité ou coudre nos paupières. Ce que le siècle des Grands Abattoirs nous aura appris devrait être inscrit au fronton de toutes les écoles: voici l'homme, le destructeur des mondes est arrivé"

Car voici le rêve, de nos vies à l'état sauvage
Car voici le rêve, de nos vies à l'état sauvage

Et c'est ce que nous savons / Maia Liubova Kalachnika

 

Écrit par Le Tatou Terrien dans Vivre | Lien | Commenter (0) | |

24 novembre 2010

Hibernation

Nous y voici, on est seulement à 1 mois de l'Hiver mais tout le monde se plaint déjà du froid.

Moi j'aime bien.

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Entrer ou sortir d'un lit bien chaud. Partir le matin tôt dans le froid. Boire du café seul devant sa fenêtre ou avec ses collègues. Porter des gros pulls. Des grosses chaussettes et des grosses chaussures.  Ressortir les écharpes. Regarder la neige tomber. La piétiner. Serrer la main aux garçons avec les doigts gelés. Faire la bise aux filles avec les joues gelées. Rentrer chez soi la goutte au nez. Fermer la porte. Réchauffer ses mains. Trainasser en survet le dimanche. Se faire un film sous la couette. Trainer sur le Net. Bloguer. Prendre un long bain bien chaud. Ecouter Pink Floyd. Boire de la soupe, une tisane, un chocolat chaud. Habiller chaudement ses enfants. Cuisiner. Faire des crêpes. Sortir acheter du pain ou des clopes. Passer devant les commerces illuminés et les bars tamisés...

Vivre sur soi et les siens. Vivre pour soi et les siens. Hiberner.

 

Écrit par Le Tatou Terrien dans Vivre | Lien | Commenter (0) | |

26 octobre 2010

Alice au Pays des Merveilles

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"- Allez ma puce on éteint maintenant. Tu vas fermer tes petits yeux et tu vas
faire plein de beaux rêves. Je t'aime très fort, tu sais.

- Eh ben moi je t'aime toute la journée et toute la nuit. T'es mon gros papa."

Ma fille est un peu magicienne malgré elle; ces quelques mots du soir ont le pouvoir d'effacer une journée merdique et de rendre une soirée magnifique. C'était ce soir, un soir comme plein d'autres, j'en ai du bol non?

 

Écrit par Le Tatou Terrien dans Vivre | Lien | Commenter (0) | |

22 octobre 2010

Sid va mal...

Sid va mal... très mal même puisqu'il est mort à l'heure où j'écris. Par ma faute, je crois bien que je lui ai pété une nageoire en l'attrappant pour changer son eau. Il aura quand même bien lutté, ça faisait quasiment 10 jours qu'il restait au fond et j'avais de plus en plus de mal à l'alimenter. Nancy venait s'allonger à côté de lui. Sur la fin, quand je l'ai mis en quarantaine, on aurait dit qu'elle le cherchait partout. Drôle non? J'aurais pas cru ça des poissons.

3357799366.jpgMa fille n'en a pas paru trop affectée, bien qu'on avait pris l'habitude de leur parler, de les regarder, de leur donner à manger ensemble. Quand il allait mal, je lui ai simplement expliqué qu'il était malade, et qu'il allait sûrement mourir. C'est à dire qu'il ne bougerait plus, ne nagerait plus, et qu'on devrait l'enlever pour le mettre dans une petite boîte. Ce qu'on a fait ensuite.

On n'a pas enterré la boîte dans le jardin, on n'a pas de jardin. Et aller en forêt un soir de semaine, prendre la bagnole dans le froid alors que l'on est tous au chaud à la maison et qu'on travaille demain, bof... donc on s'est contentés de faire un petit bisou sur la boîte (de petits gateaux Monoprix) et de la déposer doucement dans la poubelle.

Cela m'a rappelé l'enterrement de mon Oncle.

Mon oncle s'est suicidé il y a 6-7 ans dans des circonstances plutôt tragiques. Il souhaitait être incinéré. Le jour de la crémation, toute la famille était là. Nous avons été reçus pour quelques mots sollenels de ses proches puis nous avons été invités à entrer dans la salle où se trouvait le cercueil.

Le cercueil était dans le coin de la pièce, fermé. C'était la première fois que je me trouvais en présence d'une personne décédée dans un cercueil.

J'ai tout d'abord ressenti une grande tristesse, revu mentalement en un éclair le visage de mon tonton, son sourire, entendu sa voix (mentalement bien sûr, je suis pas Jeanne d'Arc!). Mais le plus gros choc a été la confrontation avec la réalité de la mort, en la présence de ce cercueil fermé contenant mon tonton. D'imaginer dedans mon oncle mort. De ne pas pouvoir le voir une dernière fois. La première pensée qui m'a traversé l'esprit a été:

"Putain c'est affreux, ils ont foutu mon Oncle dans une boîte !"

Je savais pourtant que j'allais voir mon oncle dans son cercueil avant de venir, mais une fois devant lui j'ai vraiment été choqué par cette idée. Qu'on puisse mettre quelqu'un dans une boîte m'a paru choquant, grossier, irrespectueux et absurde. "Ranger quelqu'un dans une boîte" comme on rangerait une paire de chaussures. Ramener ce quelqu'un à l'état d'objet, de meuble. L'impression s'est intensifiéee quand les (funéristes???) sont venus et ont transporté la boîte et mon oncle dans le grand salon. Et moi je pleurais sans savoir exactement pourquoi. Un mélange. D'abord car de me trouver devant son cercueil, je réalisais enfin sa mort. Mais surtout je crois parce que je voulais qu'on le sorte de cette affreuse boîte où on l'avait enfermé, qu'il sente que nous étions là, qu'il soit avec nous, voir son visage.

Dans le grand salon, nous avons été invités tout à tour à "lui rendre un dernier hommage": les proches ont touché, embrassé la boîte, posé des roses dessus, prononcé quelques mot. Puis la crémation, et les cendres de mon tonton ont été déposées dans une urne, une nouvelle boîte encore plus absurde, encore plus facile à déplacer et à ranger.

Comme vous voyez, malgré ce souvenir cela ne m'a pas empêché de mettre tout naturellement Sid dans une boîte et de faire faire à ma fille un bisou dessus. Et pourtant, je ne veux pas que ma fille garde un souvenir de son poisson comme un objet inerte dans une boîte. Plutôt celui de la beauté de cet étrange petit animal qui venait parfois nous picorer les doigts et devant lequel on s'extasiait, ses couleurs, les ondulations de ses voiles dans la lumière, les reflets de l'eau sur sa peau.

De mon côté, je voudrais parfois m'empêcher de repenser à mon oncle disparu comme d'un objet qu'on range dans une boîte et qu'on trimballe. Mais le côté cynique de l'histoire, c'est que si le souvenir de son visage s'estompe avec le temps, celui de son cercueil fermé dans le coin d'une pièce reste très net. Mon oncle était un mec super, il mérite une meilleure place dans ma mémoire.

 

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19 octobre 2010

Train de Vie, Train-Train, Train d'Enfer

Ce matin comme tous les matins depuis octobre je m'apprête à partir prendre le train pour aller bosser. Au programme: vélo dans le froid jusqu'à la gare, 1h20 de train puis ce sera 30 minutes de Tramway. Avec les temps d'attente, allers-retours, je me cogne 4h par jour dans ces transports qui constituent désormais une part importante de mon quotidien.

4h / jour = 20h par semaine; 20 x 36 semaines travaillées par an = 720h = 30 jours.

Sur 1 mois je passe 1 semaine complète dans les transports. Sur 1 ans j'y passe 1 mois. Et ce soir rebelote... et demain rebelote...

traintrain.jpg

Je ne suis pas le seul dans ce cas. Tous les jours je croise les mêmes gens dans les mêmes trains. On ne se parle pas mais je crois qu'on se reconnaît, comme un club implicite et fermé d'habitués, tous dans la même galère. Du moins moi c'est mon impression. Le fait de les voir m'apporte une sorte de soutien moral, comme si nous étions solidaires. D'après ce que j'ai pu entendre, et en discutant avec un ami et voyageur qui en a rencontré beaucoup d'autres, certains font le trajet depuis 3 ans, 7 ans, 15 ans... voilà pour la mobilité des jeunes de maintenant. 

A ce train-là, où serais-je dans 15 ans?

 

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