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30 octobre 2010

Fou Allié

Au Burkina Faso, tous les villages ont leur fou. On dit même d'un village qui n'a pas son fou qu'il a le mauvais oeil. Et dans les grandes villes, les fous (tant qu'il ne s'agit pas de fous dangereux, évidemment) sont dehors; on les croise sur tous les trottoirs. C'est une classe sociale à part entière, ils font partie de la population. S'ils ont faim, ils trouveront toujours un repas qu'un commerçant du coin leur aura laissé de côté. La richesse de l'Afrique, à défaut d'être économique, est culturelle et sociale. Nous devrions les envier sur ce point.

En France, nos "gentils fous" sont pris en charge dans des structures où ils sont soignés certes, mais aussi internés et exclus de la société, désocialisés. Leur réinsertion reste difficile. Très souvent c'est le cloisonnement, l'absence de lien social, qui les a mené là. Certains en ressortent marqués par la solitude et les anxiolytiques, qui sur de longues durées laissent des traces physiques. Alors à la sortie rien ne s'arrange.

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Car s'il nous arrive d'en voir un dans la rue, on préfère généralement éviter son regard. On ne veut  pas avoir affaire à eux, on ne veut pas les voir. Ou alors en diagonale. Et si "par malheur" on croise leur chemin, on change de trottoir, toujours en diagonale. La diagonale du fou, forcément.

 

Écrit par Le Tatou Terrien dans Coexister | Lien | Commenter (0) | |

29 octobre 2010

Tapage

Pout tout l'immeuble le doute n'est plus permis, la petite voisine du 2e s'est trouvé un mec. On n'a pas de bol (quoique...) on habite juste en dessous.

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Écrit par Le Tatou Terrien dans Coexister | Lien | Commenter (0) | |

27 octobre 2010

Silent Weapons for a Quiet War

Cultiver l'intérêt pour le futile, détourner le citoyen de l'essentiel... amis paranoïaques et afficionados de la théorie du complot, ce document devrait très fortement vous intéresser:

"Armes Silencieuses pour Guerres Tranquilles (Silent Weapons for a Quiet War)" 

Datant de 1979, il aurait été découvert en 1986 dans un photocopieur IBM acheté sur une vente de surplus militaires. Il s'agit d'un manuel complet des techniques de manipulation des masses à l'échelle mondiale. Autrement dit d'un plan global visant à la domination du monde par l'établissement d'un Nouvel Ordre Mondial (New World Order).

Vaste blague? Complot? Je vous laisse juge.

On peut beau douter, mais il est extrèmement troublant et effrayant de constater que les techniques décrites par ce document sont largement mises en oeuvre, et ce depuis longtemps, par nos dirigeants (politiques, industriels et banquiers notamment) dans nos sociétés "civilisées"... des urnes citoyennes au supermarché du coin, en passant par les dessins animés pour enfants. Elles s'insinuent jusque dans nos chaumières grâce aux médias qui s'en font l'écho. Vulgarisation, propagande, mécanismes subconscients, sondages, fichages, images et sons subliminaux, symboles cachés, peur... les moyens ne manquent pas pour nous endormir, contrôler nos esprits, nos opinions et nos comportements.

Les techniques de manipulation à grande échelle sont -de l'avis de beaucoup- largement répandues dans nos sociétés. La plupart d'entre nous le ressent au quotidien. Elles sont largement décrites sur le Net et beaucoup de sites y sont entièrement consacrés, et leur lecture entretiendra à coup sûr votre sentiment de persécution.

Peut-être à raison, et c'est bien ça le pire...

En vrac:

  • Le Grand Sceau des Etats Unis d'Amérique (visible sur les billets de 1$) représenterait les symboles de la société secrète des Illuminati, ayant pour projet la domination du monde.
  • De nombreuses images et scènes subliminales (très probablement intentionnelles) ainsi que des symboles sexuels/maçonniques/occultes ont été découverts dans énormémentent de longs-métrages de Walt Disney, lui-même ayant été Franc-maçon et soupçonné d'appartenir maintenant à l'ordre Illuminati.
  • Le groupe Bilderberg, composé des plus puissants et influents grands de ce monde, se réunit chaque année dans le plus grand secret.
  • Le film Matrix traite de complot et de manipulation à l'échelle planétaire, et dans une version cybernétique.
  • Le réalisateur Michael Moore dénonce les manipulations de nos gouvernements dans ses films Bowling for Columbine et Fahrenheit 9/11.
  • Le titre Implant de Killing Joke traite de ces dérives. Le morceau commence d'ailleurs par les mots chuchotés: "Silent Weapons for a Quiet War".

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LES 10 TECHNIQUES DE MANIPULATION DES MASSES

Source: http://asthme-reality.com/manipulations/pages/problemes.htm

|1| La stratégie de la diversion

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. "Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux." (extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

|2| Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée "problème-réaction-solution". On crée d’abord un problème, une "situation" prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

|3| La stratégie du dégradé

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en "dégradé", sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

|4| La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme "douloureuse mais nécessaire", en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que "tout ira mieux demain" et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple : les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

|5| S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique : la campagne TV française pour le passage à l’Euro ("les jours euro"). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? "Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans." (cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles").

|6| Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

|7| Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. "La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures." (cf. "Armes silencieuses pour guerres tranquilles").

|8| Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver "cool" le fait d’être bête, vulgaire, et inculte...

|9| Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !...

|10| Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le "système" est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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Écrit par Le Tatou Terrien dans Trembler | Lien | Commenter (0) | |

26 octobre 2010

Alice au Pays des Merveilles

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"- Allez ma puce on éteint maintenant. Tu vas fermer tes petits yeux et tu vas
faire plein de beaux rêves. Je t'aime très fort, tu sais.

- Eh ben moi je t'aime toute la journée et toute la nuit. T'es mon gros papa."

Ma fille est un peu magicienne malgré elle; ces quelques mots du soir ont le pouvoir d'effacer une journée merdique et de rendre une soirée magnifique. C'était ce soir, un soir comme plein d'autres, j'en ai du bol non?

 

Écrit par Le Tatou Terrien dans Vivre | Lien | Commenter (0) | |

22 octobre 2010

Sid va mal...

Sid va mal... très mal même puisqu'il est mort à l'heure où j'écris. Par ma faute, je crois bien que je lui ai pété une nageoire en l'attrappant pour changer son eau. Il aura quand même bien lutté, ça faisait quasiment 10 jours qu'il restait au fond et j'avais de plus en plus de mal à l'alimenter. Nancy venait s'allonger à côté de lui. Sur la fin, quand je l'ai mis en quarantaine, on aurait dit qu'elle le cherchait partout. Drôle non? J'aurais pas cru ça des poissons.

3357799366.jpgMa fille n'en a pas paru trop affectée, bien qu'on avait pris l'habitude de leur parler, de les regarder, de leur donner à manger ensemble. Quand il allait mal, je lui ai simplement expliqué qu'il était malade, et qu'il allait sûrement mourir. C'est à dire qu'il ne bougerait plus, ne nagerait plus, et qu'on devrait l'enlever pour le mettre dans une petite boîte. Ce qu'on a fait ensuite.

On n'a pas enterré la boîte dans le jardin, on n'a pas de jardin. Et aller en forêt un soir de semaine, prendre la bagnole dans le froid alors que l'on est tous au chaud à la maison et qu'on travaille demain, bof... donc on s'est contentés de faire un petit bisou sur la boîte (de petits gateaux Monoprix) et de la déposer doucement dans la poubelle.

Cela m'a rappelé l'enterrement de mon Oncle.

Mon oncle s'est suicidé il y a 6-7 ans dans des circonstances plutôt tragiques. Il souhaitait être incinéré. Le jour de la crémation, toute la famille était là. Nous avons été reçus pour quelques mots sollenels de ses proches puis nous avons été invités à entrer dans la salle où se trouvait le cercueil.

Le cercueil était dans le coin de la pièce, fermé. C'était la première fois que je me trouvais en présence d'une personne décédée dans un cercueil.

J'ai tout d'abord ressenti une grande tristesse, revu mentalement en un éclair le visage de mon tonton, son sourire, entendu sa voix (mentalement bien sûr, je suis pas Jeanne d'Arc!). Mais le plus gros choc a été la confrontation avec la réalité de la mort, en la présence de ce cercueil fermé contenant mon tonton. D'imaginer dedans mon oncle mort. De ne pas pouvoir le voir une dernière fois. La première pensée qui m'a traversé l'esprit a été:

"Putain c'est affreux, ils ont foutu mon Oncle dans une boîte !"

Je savais pourtant que j'allais voir mon oncle dans son cercueil avant de venir, mais une fois devant lui j'ai vraiment été choqué par cette idée. Qu'on puisse mettre quelqu'un dans une boîte m'a paru choquant, grossier, irrespectueux et absurde. "Ranger quelqu'un dans une boîte" comme on rangerait une paire de chaussures. Ramener ce quelqu'un à l'état d'objet, de meuble. L'impression s'est intensifiéee quand les (funéristes???) sont venus et ont transporté la boîte et mon oncle dans le grand salon. Et moi je pleurais sans savoir exactement pourquoi. Un mélange. D'abord car de me trouver devant son cercueil, je réalisais enfin sa mort. Mais surtout je crois parce que je voulais qu'on le sorte de cette affreuse boîte où on l'avait enfermé, qu'il sente que nous étions là, qu'il soit avec nous, voir son visage.

Dans le grand salon, nous avons été invités tout à tour à "lui rendre un dernier hommage": les proches ont touché, embrassé la boîte, posé des roses dessus, prononcé quelques mot. Puis la crémation, et les cendres de mon tonton ont été déposées dans une urne, une nouvelle boîte encore plus absurde, encore plus facile à déplacer et à ranger.

Comme vous voyez, malgré ce souvenir cela ne m'a pas empêché de mettre tout naturellement Sid dans une boîte et de faire faire à ma fille un bisou dessus. Et pourtant, je ne veux pas que ma fille garde un souvenir de son poisson comme un objet inerte dans une boîte. Plutôt celui de la beauté de cet étrange petit animal qui venait parfois nous picorer les doigts et devant lequel on s'extasiait, ses couleurs, les ondulations de ses voiles dans la lumière, les reflets de l'eau sur sa peau.

De mon côté, je voudrais parfois m'empêcher de repenser à mon oncle disparu comme d'un objet qu'on range dans une boîte et qu'on trimballe. Mais le côté cynique de l'histoire, c'est que si le souvenir de son visage s'estompe avec le temps, celui de son cercueil fermé dans le coin d'une pièce reste très net. Mon oncle était un mec super, il mérite une meilleure place dans ma mémoire.

 

Écrit par Le Tatou Terrien dans Vivre | Lien | Commenter (0) | |